Et on fait tomber les chaussettes !!!
Jean-Paul Alduy (AFP)
Le tribunal administratif de Montpellier avait invalidé l'élection en octobre dernier.
Un nouveau scrutin est donc prévu.
Le Conseil d'Etat avait été saisi d'une requête déposée le 7 novembre 2008 par le sénateur-maire UMP Jean-Paul Alduy. Il lui demandait de revenir sur l'annulation.
Le Conseil d'Etat a jugé que le résultat des opérations de vote dans un bureau de Perpignan "ne pouvait être considéré comme sincère eu égard à la manoeuvre frauduleuse" remqarquée le jour du scrutin.
Au cours du dépouillement au second tour dans un des 66 bureaux, son président, frère d'un colistier de Jean-Paul Alduy, avait été trouvé avec des bulletins et des enveloppes cachés dans ses poches et ses chaussettes. Il est poursuivi pour fraude électorale.
Deux autres personnes, dont la deuxième adjointe au maire, Marie "Mimi" Tjoyas, sont également mises en examen pour complicité de fraude électorale.
Le Conseil d'Etat a mis en avant que compte tenu du faible écart (574 voix d'avance pour la liste Alduy sur un total de 41.983 suffrages exprimés), il n'était pas sûr "qu'en l'absence de fraude, la liste élue l'aurait emporté".
Il pointe également que 825 bulletins exprimés avaient été comptabilisés dans le bureau de vote problématique.
Jean-Paul Alduy, 56 ans, est maire de Perpignan depuis 1993. Il avait succédé à son père Paul Alduy, qui occupait le fauteuil de maire depuis 1959.
Jean-Paul Alduy avait été réélu le 21 mars après un conseil municipal perturbé.
La liste adverse était menée par Jacqueline Amiel-Donat (PS) à la tête d'une union de la gauche et du MoDem.
Le 16 mars, Jean-Paul Alduy avait obtenu 45,48% des suffrages exprimés, contre 44,11% à Jacqueline Amiel-Donat et 10,42% à la liste conduite par Louis Aliot (FN).
A la suite de cette élection controversée, les chaussettes étaient devenues le symbole de la protestation de manifestants qui en brandissaient devant la mairie.
"Je trouve particulièrement injuste d'être condamné au bénéfice du doute", a déclaré jeudi à Perpignan le sénateur-maire Jean-Paul Alduy (UMP), dont l'élection aux municipales 2008 a été annulée par le Conseil d'Etat.
"Le conseil d'Etat n'a mis en cause aucun élu. Ni moi-même, ni aucun membre de mon équipe n'avons fraudé, ni de près, ni de loin. Le Conseil d'Etat exprime un doute sur l'ampleur de la fraude et nous condamne au bénéfice du doute. Je trouve particulièrement injuste d'être condamné au bénéfice du doute", a déclaré Jean-Paul Alduy lors d'une conférence de presse.
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POUR INFOS
-)LE maire JP Alduy n'a pas 56 ans mais il fera 67ans le 7 mai prochain !!!!( age de la retraite ? 65 ans non ? )
-)Son engagement politique a commencé à l'extrême-gauche, à l'OCI[1], organisation communiste dont fut également membre Lionel Jospin. De la gauche, il épousa, outre les idées, une pasionaria, sa femme Dominique, ancienne conseillère de Pierre Mauroy.dont il divorcera plus tard .
Il rejoint plus tard l'UDF.
-)Réélu aux municipales dans le cadre d'une quadrangulaire en 1993 et d'une triangulaire en 1995 et 2001, 2008), Jean-Paul Alduy n'a jamais obtenu plus de 50% des suffrages exprimés. En ce sens, il est un cas unique dans les villes de plus de 100 000 habitants, dans lesquelles, le premier magistrat est confortablement élu. Ayant échoué aux législatives de 1993 et 1997, il est finalement élu au suffrage indirectsénateur des Pyrénées-Orientales le 23 septembre 2001, il rejoint en 2002 le groupe UMP dont il présidera la formation départementale, tandis que le Dr Jacques Bouille, maire de St Cyprien et conseiller général, occupait celle de secrétaire général.
-)midi libre" 23 avril 2009
Saint-Cyprien : Jacques Bouille(UMP) reste en prison